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mardi 4 octobre 2011

Pendant le vol

Pendant le vol...

Passage de mon carnet de voyage 
"Les hôtesses viennent de fermer les coffres à bagages, nous n'aurons pas de voisin de siège et c'est tant mieux, nous aurons plus de place. J'ai l'impression de me retrouver dans le RER tant les places sont étroites mais au moins nous partons vers l'ailleurs.
De mon hublot je regarde les ailes de l'avion juste là devant moi, nous avons toute la nuit devant nous maintenant, j'espère que nous pourrons dormir un peu, une rangée de pintades bruyantes et toutes en couleurs sont à deux rangées de nous, ça promet. 
Le commandant de bord vient de faire son annonce, les hôtesses ferment les accès, l'annonce du chef de cabine nous souhaite la bienvenue". 
Il est 21h27 - 4 octobre 2011

Les hôtesses nous servent un petit repas chaud, c'est bon et bienvenu, nous avions faim après notre casse croute de tout à l'heure. Ces dernières nous donnent des couvertures pour avoir chaud pendant le vol. Une fois les plateaux retirés, nous nous installons tranquillement, le sommeil sera court pourtant mais ce n'est pas grave, j'ai tellement hâte de voir le jour se lever.


 
Passage de mon carnet de voyage 
"Je regarde les nuages là en dessous, le croissant de lune est magnifique, les multiples villes éclairées, toutes les routes illuminées semblent irréelles. Le commandant de bord annonce une collation, c'est impressionnant de regarder par le hublot, on croise les doigts pour ne pas avoir à penser à une catastrophe.
La fatigue commence à peser mais notre bonheur est grand en cet instant; J'ai près de moi l'être que j'aime, sa main repose sur ma cuisse, il lutte contre la fatigue, oui la nuit sera courte.
Il fait -27° dehors, nous survolons la région d'Auxerre, je déglutis pour soulager mes tympans, nous grimpons encore dans leciel, la nuit est vraiment belle, mon coeur bat vite, il bat fort, je suis si heureuse
Il est 23h04 - 4 octobre 2011




"Il est 2h55 du matin, je n'arrive pas à dormir, j'ai du somnoler un peu, mon voisin de devant n'arrête pas de tousser, nous avons traversé une forte zone de turbulence et depuis le vol est calme. 
L'atmosphère sent mauvais, un peu comme la bouche d'une personne qui aurait oublié de se laver les dents, ce n'est pas plaisant. Nos voisins de derrière sont sales et n'ont pas du se laver.
Tout à l'heure les hôtesses nous ont servis un repas composé de carottes râpées, de pates à la sauce tomate avec des morceaux d'olives, un petit carré frais et une mousse au chocolat. Je viens de regarder par le hublot ou le ciel était constellé d'étoiles, c'était superbe. Les gens occupent leur temps en parcourant les allées, nous arriverons vers 8h00 demain matin, encore un peu plus de quatre heures de vol, c'est long.
Ma petite liseuse m'éclaire alors que j'écris ces quelques lignes, luciole brillante perdue dans l'espace, là bas au loin une myriade de lumières oranges rappellent ne ville, peut être le continent africain."
Alors que le ciel s'éclaircit, je contemple là en dessous les terres arides du désert, les paysages ocre et blonds, la terre est comme cassée, des teintes plus foncées et sinueuses laissent penser à d'anciennes rivières.



Passage de mon carnet de voyage 
"Il est 6h33 et nous nous rapprochons de Nairobi, dehors il fait -54°, nous volons à 11887 mètres d'altitude, là en bas la terre semble fracturée, il doit s'agir de cassures ou de forêts, les brumes résiduelles empêchent de voir véritablement sous nos pieds. J'ai hâte maintenant que nous foulions la terre d'Afrique"
6h39 - le 5 octobre 2011
Nous faisons escale à Nairobi, l'avion devrait rester immobilisé pendant deux bonnes heures, le commandant de bord nous annonce que le délai sera peut être réduit si les conditions de déchargement se déroulent bien. Voila, nous avons atterri en Afrique.


Après seulement une petite heure nous reprenons la route de la piste d'envol pour nous diriger vers Mombasa
Sur la photo ci-dessous on voit bien la démarcation entre habitations et terre sauvage


Passage de mon carnet de voyage 
"Nous sommes à l'escale de Nairobi pour une bonne heure et demi d'attente, je viens de me rendre compte que les voisins de derrière nous envoyaient leurs odeurs de crasse et de saleté. Je regarde par le hublot les locaux décharger les containers avec des tracteurs. Nous n'avons pas encore l'autorisation de bouger, un comptage des voyageurs restants est en cours. Non loin d'ici, les avions blancs, rouges et verts typiques du Kenya nous font déjà sentir que nous sommes en Afrique.
Le vol s'est bien déroulé, pas de malade à bord. Les hôtesses après 8 heures de vol sont pimpantes et toujours très bien coiffées, c'est rigolo l'image qu'elles renvoient. Nous sommes en transit et attendons que le temps passe.
Attente, attente, attente
8h11 - Heure locale - 5 octobre 2011
Nous repartons enfin, le ciel est magnifique et les nuages font des moutons, la terre se colore de rouge, on remarque les montagnes, des forêts...



puis enfin se dévoile dans le lointain le sommet du Kilimandjaro




L'avion commence sa descente, bientôt nous toucherons terre. En dessous nous voyons les rivières et les maisons typiques de l'Afrique, la terre est redevenue brune, le temps est beau





Nous atterrissons sous le soleil au petit aéroport de Mombasa



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